Flèche Brabançonne : Julian à l’avant

La 56e Flèche Brabançonne (1.HC) se diputait ce mercredi en Belgique. Parfaite transition entre les Flandriennes et les Ardennaises, cette semi-classique s’est rarement conclue par un sprint massif par le passé. Avec 26 difficultés répertoriées au programme, le parcours était favorable aux baroudeurs ou aux puncheurs, voire même à certains sprinteurs capables de passer les bosses avec les meilleurs.

L’échappée traditionnelle s’est formée rapidement, à l’initiative de quatre hommes : le champion d’Allemagne Emanuel Buchmann (Bora-Argon 18), le Suisse Oliver Zaugg (IAM Cycling), le Russe Sergey Nikolaev (Gazprom-RusVelo) et l’Italien Alberto Cecchin (Team Roth). Ce quatuor n’a jamais compté une avance suffisante pour inquiéter le peloton, au sein duquel les favoris sont longtemps restés au chaud, alors que la météo s’est montrée capricieuse. À 85 kilomètres de l’arrivée, quelques équipes dont Lotto Soudal, Cofidis ou Giant-Alpecin essaient de durcir la course en envoyant des hommes à l’avant, sans grande réussite. Le seul impact de cette accélération du rythme est la baisse de l’écart sous les 2 minutes avec l’échappée.

Ainsi, Sander Helven (Topsport Vlaanderen-Baloise) a ainsi passé quelques kilomètres en solitaire, intercalé entre les deux groupes, avant de se relever. Dans la foulée, le Belge est imité par Martin Mortensen (One Pro Cycling). Le Danois est ensuite rejoint par Daryl Impey (Orica-GreenEDGE), Pieter Serry (Etixx-Quick Step) et Sean de Bie (Lotto Soudal). Une fois la jonction faite, un groupe de 8 mène alors la course. Derrière, la tendance reste à l’attaque avec notamment l’équipe BMC, qui a essayé à plusieurs reprises d’envoyer un homme à l’avant. Un groupe de 4 se détâche finalement et revient sur la tête de course, avec Loïc Vliegen et Dylan Teuns (BMC), Angelo Tulik (Direct Energie) et Tosh van der Sande (Lotto Soudal).

Trois hommes, Sean de Bie, Pieter Serry et Daryl Impey, mènent la danse à 60 kilomètres du but. Ils précèdent alors huit poursuivants qui peinent à s’organiser pour revenir. C’est ce qui incite Loïc Vliegen à accélérer. Le Belge rejoint le groupe de tête en compagnie de Tosh van der Sande et Angelo Tulik. À 50 kilomètres de la ligne, le groupe se voit renforcé de trois nouveaux éléments : Martin Mortensen, Dylan Teuns et Emanuel Buchmann. Quelques minutes plus tard, le peloton se désorganise complètement et de nombreuses tentatives d’attaques se produisent. Si aucune ne réussit, cela a au moins le mérite de ramener le groupe à quelques dizaines de secondes des hommes de tête.

Devant, Buchmann est le premier à baisser les bras. Il est rattrapé par un duo qui est parvenu à sortir : Berden de Vries (Roompot-Oranje Peloton) et Sondre Holst Enger (IAM Cycling). Ce nouveau trio intercalé est rejoint par Sam Oomen (Giant-Alpecin). C’est à ce moment que l’équipe Cannondale décide de rouler pour son leader Tom-Jelte Slagter. Le quatuor de poursuivants est alors immédiatement rattrapé. Le groupe de tête explose et se fait reprendre petit à petit.

À 32 kilomètres de l’arrivée, tous les échappés sont repris. Ce retour au calme ne durera que 4 kilomètres, avant que Tim Wellens (Lotto Soudal) et Julian Alaphilippe (Etixx-Quick Step) n’attaquent. Ce redoutable duo s’accorde une rapidement une belle avance sur un peloton pourtant en file indienne. Il aborde le dernier tour avec près de 20 secondes de marge. Dans le peloton, la quasi-totalité des leaders est isolée, rares sont ceux qui peuvent bénéficier de l’aide d’un dernier équipier. Cela profite aux attaquants qui parviennent à résister. Toutefois, ce duo est forcé à se relever à 11 kilomètres du but.

Peter Weening (Roompot-Oranje Peloton) sort alors en costaud dans une côte. Gianni Meersman (Etixx-Quick Step) réagit et part en contre à son tour. Il est suivi par Stéphane Rossetto (Cofidis) et Alessandro de Marchi (BMC). Tout ce beau monde est finalement repris à 6 kilomètres de la ligne. C’est alors un peloton d’une quarantaine d’éléments qui se prépare à une arrivée au sprint. À moins de 4 kilomètres, plusieurs attaquent de nouveau : Tony Gallopin (Lotto Soudal), Julian Alaphilippe et Petr Vakoc (Etixx-Quick Step), David Tanner (IAM Cycling), 2e l’an dernier, et Enrico Gasparotto (Wanty-Groupe Gobert). Après une attaque du Tchèque, seul Gallopin et Gasparotto parviennent à suivre. Mais le deuxième coup de rein du champion de République Tchèque est fatal à tout le monde, et il s’impose en solitaire. L’Italien prend la seconde place devant le Français. Bryan Coquard (Direct Energie) règle quant à lui le sprint du peloton.

Source : www.cyclismactu.net

Classement :

  • 1 VAKOC Petr EQS ETIXX – QUICK STEP 4:48:50
  • 2 GASPAROTTO Enrico WGG WANTY – GROUPE GOBERT 0:00:06
  • 3 GALLOPIN Tony LTS LOTTO SOUDAL 0:00:12
  • 8 ALAPHILIPPE Julian EQS ETIXX – QUICK STEP 0:00:20
  • 35 SERRY Pieter EQS ETIXX – QUICK STEP 0:01:09
  • 36 MEERSMAN Gianni EQS ETIXX – QUICK STEP 0:01:09
  • 100 VERMOTE Julien EQS ETIXX – QUICK STEP 0:07:19
  • 116 MARTINELLI Davide EQS ETIXX – QUICK STEP 0:13:18
  • 122 CONTRERAS Rodrigo EQS ETIXX – QUICK STEP 0:13:18
  • DNF VAN KEIRSBULCK Guillaume EQS ETIXX – QUICK STEP