Julian Alaphilippe a passé un cap

Deux fois deuxième de la Flèche Wallonne, notamment, Julian Alaphilippe avait déjà livré un aperçu de son talent. Son Dauphiné a confirmé presque jour après jour ses aptitudes sur tous les terrains et dévoilé sa ténacité en haute montagne. Retour sur une semaine au cours de laquelle le Français s’est «étonné».

Prologue – Un démarrage de haut-vol

La Montée du Mont Chéry (4 km à 9,7%) offrait un début de Dauphiné plus que brutal. Julian Alaphilippe rentrait d’un Tour de Californie victorieux, deux semaines auparavant. Sa capacité à récupérer restait une inconnue. La réponse est vite arrivée. Dimanche, le Français a longtemps détenu le meilleur temps du prologue pour finalement terminé à la cinquième place et revêtir le maillot blanc de meilleur jeune. «C’est une surprise», s’exclamait-il à l’arrivée. C’était juste la première.

2e étape – Déjà avec les meilleurs

Avec ses faibles pourcentages, la dernière ascension de la journée ne fait pas très peur. Mais sa longueur (21 km avec un replat à mi-pente) est déjà un test pour Julian Alaphilippe. Sans souci, le coureur d’Etixx-Quick Step va finir avec la trentaine de coureurs  costauds du peloton. Retardé par la chute de Vuillermoz et Bardet (AG2R) dans le final, il ne peut pas disputer la victoire.

4e étape – Des habits de sprinteur

L’étape de jeudi offre la dernière possibilité de victoire pour les sprinteurs. Dans leurs discours du matin, Bouhanni, Kristoff et Degenkolb annoncent leurs ambitions. Mais l’arrivée à Belley ne ressemble pas à la ligne droite de Longchamp. Quelques virages et un final en faux-plat montant donnent une autre dimension au sprint. Edvald Boasson Hagen, l’un des meilleurs coureurs dans l’exercice, s’impose devant… Julian Alaphilippe, puis Nacer Bouhanni. Alaphilippe peut même regretter son mauvais positionnement avant l’emballage, qui l’a obligé à prendre beaucoup de vent. Il confirme qu’il est plus un coureur plus que rapide.

5e étape – Coureur tout terrain

Le 4×4 Alaphilippe porte toujours le maillot blanc et s’attaque à la première étape de montagne (sept ascensions). Il compte 22 secondes d’avance sur Adam Yates (Orica GreenEdge). La première moitié d’étape, où se dressent six ascensions, est très nerveuse, ce qui ne joue pas pour le Français, a priori moins à l’aise que les grimpeurs. Même s’il ne peut pas suivre l’accélération foudroyante de Froome dans la montée finale de Vaujany, il s’accroche et finit dans le Top 10. Une première esquisse de ses capacités à résister quand la course prend de l’altitude. «J’étais à bloc, je sentais au pied que j’étais un peu en surrégime. J’ai serré les dents jusqu’en haut

6e étape – Il dégomme le plafond

C’est l’étape reine. Un col hors-catégorie et trois cols de première catégorie pour une arrivée au sommet. L’heure des plus forts. Devant, deux Français (Pinot et Bardet) se disputent la victoire d’étape et captent l’attention. Derrière, les prétendants au général chassent. Ils sont de moins en moins nombreux, tout juste une dizaine. Mais Alaphilippe est encore là ! Il passe même la ligne avec Richie Porte (BMC), le deuxième du général. Après avoir donné le change en moyenne montagne, il tient le coup sur une étape de très haute montagne. Une nouveauté. Le jeune coureur s’est encore «surpris. Dans l’ascension de La Madeleine (H.-C.) tout le monde était à bloc mais je me sentais quand même bien

7e étape – Le bouquet final

Adam Yates n’est plus qu’à 6 secondes au classement du meilleur jeune. Il reste une étape de montagne et une inconnue : comment Alaphilippe va-t-il récupérer de sa performance de la veille ? Au lendemain de ses 24 ans, il va encore une fois, se montrer au niveau des meilleurs. Sixième de la dernière étape, sixième du général à moins d’une minute de Froome et meilleur jeune de l’épreuve, Julian Alaphilippe conclut idéalement sa semaine. «Je me suis vraiment étonné, insiste celui que son coéquipier Maxime Bouet imagine champion du monde et olympique. Je n’ai jamais eu des sensations pareilles. J’ai l’impression d’avoir passé un cap. C’est une première pour moi de côtoyer les meilleurs en montagne

Source : www.lequipe.fr

Alaphilippe, un vent de fraîcheur sur le cyclisme français

Nicolas Geay, sur une moto au cœur de la course durant toute la compétition, revient sur le parcours du jeune français Julian Alaphilippe. Après une victoire lors du Tour de Californie et une deuxième place lors de la Flèche Wallonne, le coureur français continue sa très belle saison 2016. Insouciant et enthousiaste, le coureur de Montluçon a encore épaté la galerie sur le Dauphiné. Reste une question sera-t-il aligné par son équipe Etixx Quick Step au départ du Tour de France 2016 le 4 juillet prochain.


Alaphilippe, un vent de fraîcheur sur le… par francetvsport

Source : www.francetvsport.fr